Rongé par le passé (pour personnes averties)Ce passé terrible ne cesse de me ronger,
Toutes ces histoires sont si dures à oublier,
Si dures à ignorer,
Ou à mettre de côté,
Que je voudrais faire mon grand voyage,
Pour oublier ce sale âge,
Car impossible est le pardon,
Pour lui comme pour moi,
A cause de ces jeux à la con.
A cause de cet être,
Une lame dans la bras,
J'ai envie de me mettre,
Ou de me jeter de ma fenêtre,
Ou d'une voiture en mouvement,
Et ceci se ferait surement en souriant.
Cette homme a enfoncé les clous qui me crucifient.
Et m'a ôté toutes chances d'avoir une belle vie.
Il m'a tellement entamé,
Tellement abîmé,
Et trop déshabillé,
Et moi, j'ai trop joué,
Trop apprécié,
Je l'ai aussi souvent déshabillé,
Et pas assez oublié,
Pas assez détesté,
J'ai muté trop vite,
A force de sucer sa bite,
Je suis passé d'une enfant,
A une femme ayant une sorte amant,
Car je m'arrangeais pour le voir,
Et faisais tout pour ne pas le décevoir.
Je ne lui disais que des aux-revoirs et jamais d'adieux,
Car il rendait mon esprit si heureux,
Et me faisait me sentir mieux,
Mais maintenant tout ceci m'enfonce un pieu.
Tout ceci m'empêche de vivre,
Quand je ne suis pas ivre,
Et comme je ne le suis quasiment jamais,
J'ai toujours l'impression d'être incomprise,
D'avoir étais trop soumise,
D'être en train d'agoniser.
Si je le pouvais,
Je demanderais à être euthanasiée,
Pour m'éloigner le plus possible,
De cet oubli impossible.
Je me revois réalisant ses souhaits,
Toujours en train de le toucher,
Et lui en train de se réjouir,
De pouvoir enfin jouir,
De pouvoir enfin se vider,
Mais triste, de ne pas pouvoir crier,
Par peur d'être entendu,
Ou bien d'être aperçu,
Je ne suis qu'une immonde pute,
L'ayant laissé baisser son fute,
Ou bien l'ayant fait moi même,
C'était pour lui montrer comme je l'aime.
Mais si, il voyait ce qu'il a fait de moi,
Si il voyait le dégout que j'ai pour moi,
Si il voyait à quel point ça me torture,
Et combien de fois j'aurais dû faire des cures.
A l'époque je l'appréciais tellement,
Que j'aurais voulu à son effigie, un monument,
Mais maintenant je le déteste tellement,
Car il a pourri ma vie d'enfant.
Après son décès,
Je pensais voir la flamme se raviver,
Mais je crains de m'être trompé,
Car ces images sont comme gravées,
Et ne cessent de me tourmenter,
Ne cessent de la mort, me rapprocher.
J'ai tant de questions à poser à mes proches.
Tant de satisfactions ou de reproches,
Mais je garde tout ça dans ce corps,
Avec la peur que s'ouvre un jour, la boîte de Pandore.